samedi 4 septembre 2010

VIE DE FATIMA AL-MUTAIRI



"Ils viendront de l'orient et de l'occident et ils siègeront avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume de Dieu"


Fatima est née en 1982 à Barida, une ville de la région du Kassim, en Arabie Saoudite. Elle a grandi avec ses deux parents et ses deux frères aînés. La famille était musulmane pratiquante mais sans fanatisme.
Dès sa tendre enfance elle montra des aptitudes à apprendre par cœur tout ce qu'elle entendait à l'école. Cela incita sa mère à l'inscrire à l'école coranique dans l’idée de lui faire apprendre le coran par cœur, afin qu’elle connaisse les fondements de l'islam. Mais hélas la jeune fille prit véritablement le chemin extrême de la religion.
Elle disait toutes les prières indiquées par les autorités religieuses et jeûnait tous les lundis et les jeudis de l'année en plus du mois de ramadan. Elle s'habillait tout en noir avec le Hijab et le Niquab. Elle s'abstenait également de tout ce qui aurait pu, à ses yeux, la pousser vers une vie relâchée. Ainsi elle interdit la radio et la télévision à la maison, empêchant la famille d'écouter des chansons et de la musique. Elle rompit ses relations avec les adolescentes qui osaient montrer leur visage en public, apprenaient des chansons mondaines, ou encore discutaient de sujets éloignés de la rigueur coranique. Peu à peu elle s’isola complètement et n’eut plus du tout de relation avec les jeunes filles de son âge. 
Cependant, sa mère regretta profondément de l'avoir envoyée dans cette école. Elle la retira et la plaça dans les écoles publiques de la région. Cette séparation des milieux religieux l’entraîna dans une sorte de dépression accompagnée de maux de tête. Le médecin diagnostiqua une cause psychologique.
Alors notre amie, ne pouvant plus demeurer dans cet état, opéra un revirement radical. Elle enleva ses vêtements noirs et vécut comme toutes les filles de son âge, regardant à nouveau la télévision, écoutant de la musique et apprenant même des chansons par cœur, tout en continuant à dire les prières quotidiennes et en écoutant les cheiks musulmans prêcher dans les médias leurs discours fondamentalistes. Mais elle disait qu'en accomplissant ses devoirs religieux, son cœur restait loin de Dieu.
Par la suite une transformation eut lieu dans son âme. Elle ne supporta plus les chefs religieux fondamentalistes et fanatiques qui passaient leur temps à proférer des menaces et des malédictions sur tout et pour toute chose. Elle prit en haine ces discours et ne cessait de démontrer que l'islam véritable n'est pas celui que prêchent ces cheiks mais plutôt celui de la tolérance et de la paix. Elle disait que ce genre de discours éloignait ou dégoûtait les gens de la religion.






A l'âge de 18 ans, elle entra à l’Université et y étudia l'information et la communication. Elle consacra sept années de sa vie à la recherche d'un islam modéré et le trouva finalement auprès d'un prédicateur (selon ses dires « élégant et bien habillé »), qui ne prononçait ni malédictions ni menaces. Il donnait des vies en exemple et soulevait des réflexions convenables.
A l'âge de 26 ans, alors qu’elle poursuivait sa quête spirituelle, le gouvernement saoudien lança un concours de rédaction sur le thème « L'islam entre fanatisme et modération ». Le premier prix était d'un demi million de dinars et ce concours était ouvert à tous les pays arabes. Fatima, qui avait déjà gagné un précédent concours, s’attela avec ferveur à la composition de ce sujet pour lequel son cœur s’enflammait. Cherchant des exemples concrets pour illustrer son propos, elle demanda autour d'elle si l’on connaissait un musulman qui était passé d'un état religieux zélote à un état modéré. Mais ses recherches n’aboutirent pas.
Elle se souvint ensuite avoir lu un jour sur Internet des insultes concernant un Saoudien converti au christianisme et se dit que cet homme pourrait faire l'affaire. Elle chercha et trouva son site. De prime abord elle voulut simplement savoir s'il suivait la religion musulmane d'une façon zélote avant sa conversion. Mais ses réponses la déçurent car ce n’était pas le cas.
Puis elle lui demanda pourquoi il avait abandonné l'islam pour une religion remplie de fausses doctrines. Ernest (comme elle le nomme) lui présenta alors ses convictions religieuses sur la personne de Mahomet, qui pour lui n'était pas un véritable prophète. Fatima eut une réaction violente à son égard et lui reprocha de nier la vocation de son prophète. Il étaya son argumentation à partir des récits des contemporains de Mahomet et lui prouva la méchanceté de son cœur à travers le récit de Ibn Hisham, qui relate comment le prophète lia une femme qui le détestait par les pieds et la traîna avec son cousin par terre dans le désert.
Ne se souvenant pas de ce passage, Fatima se rendit à la bibliothèque et trouva le récit tel qu'il le lui avait décrit. Déçue et ne sachant que lui répondre, elle lui rétorqua : « Tu as laissé tout l'islam et sa vérité pour un petit passage insignifiant ? » Il lui proposa alors de lire les livres de deux convertis qui critiquent le Coran, Wafaa Sultan et Kamel an Najjar.
Elle chercha des informations sur la convertie Wafaa Sultan mais tous les sites Internet qui parlaient d'elle et de ses écrits étaient bloqués par la censure. En revanche elle put lire facilement le livre de Kamel an Najjar, Critiques de l'islam. Elle y découvrit les aspects cachés et les incohérences du Coran : erreurs historiques, erreurs scientifiques, erreurs grammaticales (or si ce livre était vraiment écrit par Dieu il ne comporterait pas de fautes d'orthographe ou syntaxiques !...), etc. Enfin ce livre lui permit de lever le voile sur le vrai visage de Mahomet, révélé à travers ses viles ambitions, ses guerres, ses femmes et ses amours charnels...
A la fin de cette lecture, elle déclara : « J'étais devenue athée, je ne croyais plus à rien ». Ressentant le poids de la tromperie religieuse dans laquelle elle vivait, elle rentra chez elle et fit une dépression sérieuse. Ne pouvant soutenir le mensonge dans lequel tout le monde musulman était entraîné, elle commença à prendre des calmants et arrêta de s'alimenter et de boire. Sa mère intervint plusieurs fois pour en connaître la raison mais ce fut en vain. Dix jours plus tard, elle reçut une lettre du lieu où elle travaillait pour reprendre son poste qu’elle avait abandonné. Elle accepta d’y retourner pour sortir de son enfermement mais dans un état psychique lamentable.
Ressentant le besoin d’en connaître plus sur le christianisme, elle reprit contact avec Ernest via Internet. Celui-ci la poussa à lire des livres sur la foi chrétienne. Elle découvrit que le Coran témoigne du Christ, de sa mort et de sa résurrection mais aussi de l'existence de la Trinité... Elle comprit que l'islam mène une campagne hypocrite contre les chrétiens, les accusant de polythéisme et d'adorer un Dieu qui n'est qu'un homme.
Elle s'adressa à nouveau à ce Dieu inconnu qu'elle connaissait pourtant depuis son enfance, sa conscience ayant fréquemment reçu des illuminations d’ordre spirituel : « Seigneur stop, cela suffit, tu m'as laissée dans cette tromperie depuis tant d'années, maintenant c'est suffisant, dis-moi clairement, qui es-tu ? Où est le chemin qui mène à toi ? Il est temps que tu te montres à moi, je ne peux plus supporter cet état de choses ! ».
De fil en aiguille, elle entra dans des forums de discussion entre musulmans et chrétiens et y trouva providentiellement les saints évangiles. Elle commença par celui de Saint Matthieu qui amorça véritablement sa conversion. En particulier, le Sermon sur la montagne (chapitres 5, 6, 7) déclencha une profonde initiation spirituelle dans son âme… Fatima s’écria de tout son cœur : « Mais tu es mon Dieu ! C'est toi que je cherche depuis mon enfance ! Je savais que tu pensais ainsi ! Où es-tu Seigneur ? »... Elle disait cela et d’autres choses semblables le visage baigné de larmes de joie, car celui qui lui parlait était son Dieu.
Elle se demandait comment elle, qui n'avait jamais lu l'Evangile auparavant, pouvait savoir que les choses étaient ainsi, que Dieu, qui était bon et miséricordieux, n'appelait pas les hommes à la haine et à la vengeance. Et elle se souvint des illuminations qu’elle recevait depuis son enfance quand elle invoquait ce Dieu qu'elle ne connaissait pas mais qui maintenant s'était révélé à son cœur. Elle raconta que dès ce moment-là la joie revint habiter son âme, une joie tellement abondante que le monde entier ne pouvait la contenir.

Elle lut l'Evangile de saint Matthieu quatre fois consécutives. Elle en avait téléchargé une copie qu’elle gardait en permanence dans son sac. Elle put aussi regarder la vie du Seigneur en vidéo sur des forums d’internautes chrétiens. Durant la prière insérée à la fin du film, elle ressentit qu’elle était devenue véritablement chrétienne, une « jésuite » comme elle dira !
Reprenant la toile du net, elle fit part à Ernest de sa conversion. Ce dernier la mit en garde contre la peine capitale qu’elle encourait en Arabie Saoudite si elle déclarait sa conversion au christianisme. Il lui conseilla de quitter l'Arabie et de se rendre dans le pays où il vivait (on suppose qu’il s’agit des Etats-Unis). Elle accepta mais son passeport, qui avait reçu la signature de son père et l'autorisait à voyager, arrivait à échéance dans trois mois. On lui dit à l'aéroport qu'elle ne pourrait pas obtenir un visa dans un délai aussi court.
Elle partit au consulat et avant d’entrer dans les locaux elle s'adressa au Christ : « Seigneur si tu es véritablement Dieu, que ce soit dans un délai de trois mois, de quinze jours ou bien même d'une semaine, il faudrait que j'obtienne ce visa. » Elle entra dans le bureau et fit sa demande sans trop y croire. Deux jours après, elle retourna au consulat et à son plus grand étonnement on lui délivra le visa. Toute tremblante de joie et de frayeur, elle rentra chez elle et dans la même semaine fit ses bagages et prit la voiture en direction de l'aéroport, un matin avant que sa famille ne se réveille.
C’est alors que son périple se compliqua. Etant donné que son visa n'avait pas le minimum requis des six mois stipulés dans les accords avec l'Europe et les Etats-Unis pour les Saoudiens, les employés de la ligne aérienne la renvoyèrent ici et là durant trois heures pour l'empêcher de voyager. Finalement malheureuse, épuisée et désespérée, elle s’apprêtait à rentrer chez elle, ne sachant que dire à ses parents quand ils la verraient rentrer avec ses valises.
Soudain l'idée lui vint de demander au Christ de l'aide dans cette circonstance pénible et elle Le pria aussitôt. A peine s’était-elle installée dans la voiture pour repartir qu'un homme inconnu s’approcha et lui demanda ce qui s’était passé. Elle lui répondit qu'elle s'était épuisée à aller d'un bureau à un autre sans pouvoir obtenir la permission de voyager. Il l'invita alors à le suivre à l’intérieur de l’aéroport mais elle lui répéta que rien ne pourrait convaincre les employés. Cependant, devant l'insistance de cet homme (ou de cet ange ?), elle le suivit. Il entra dans le bureau du directeur des lignes, lui chuchota un mot à l'oreille et partit. Ce dernier, comme effrayé, appela Fatima et lui demanda d'où venait ce soutien qu'elle avait. Elle nia avoir un quelconque soutien.
Il envoya malgré tout un email à l'aérogare où elle devait se diriger et reçut la réponse instantanément. Il pria la sainte de le suivre et ordonna d'ouvrir immédiatement le bureau des douanes pour lui permettre de partir avant que l'avion ne décolle. Elle, ne comprenant rien à ce qui lui arrivait, fondit en larmes. Elle raconta que les employés de l'aéroport se mirent à rire et à se moquer de ses larmes. En passant la douane, ils lui demandèrent comment elle avait fait pour obtenir le laissez-passer. Elle leur répondit dans son cœur : « Il faut aimer le Christ ».
Elle quitta donc l'Arabie Saoudite et se rendit au pays d'Ernest. Là elle vécut quelques semaines, se fit baptiser (Sarah très probablement, puisqu'elle se faisait appeler ainsi dans les forums chrétiens sur Internet) et rencontra « le peuple de Jésus ». Elle raconta qu’elle éprouva souvent des difficultés spirituelles en découvrant la désunion des chrétiens (orthodoxes, catholiques, protestants...). Elle écrivit un poème très émouvant sur l'union qui devrait régir les chrétiens (les gens qui reçurent Fatima seraient manifestement d'origine palestinienne, donc a priori de foi orthodoxe).
Elle finit par quitter ce pays où elle avait pu fréquenter des chrétiens qui vivaient leur foi librement et rentra chez elle, en Arabie Saoudite. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé à son retour. C'était vers le milieu de l'année 2007. On sut que par la suite elle quitta sa ville natale pour une ville proche, où elle travailla comme institutrice. Son père essaya plusieurs fois de la marier mais elle refusa catégoriquement toute union avec un musulman, sans toutefois en déclarer la raison ouvertement.
Elle souffrit terriblement du manque de liberté en Arabie et son seul refuge était le net, à travers lequel elle fréquenta des forums chrétiens, téléchargea des livres chrétiens et entra en relation de façon très confidentielle avec une femme de lettres chrétienne libanaise (Magui). Elle expliqua sa foi en la Sainte Trinité de cette façon : « Le Père est le soi de Dieu duquel est née la Parole et sortit l'Esprit ». Son esprit profond recevait beaucoup de lumières. Elle comprit très bien ce qu’était l'islam et écrivit des poèmes aux musulmans, leur exposant la vraie foi qui produit le véritable amour, celui du Christ.
Il faut imaginer la vie de cette femme vivant dans un milieu hostile à sa foi et menacée de mort à chaque instant de son existence. Elle, de caractère entier et totalement dévouée à l'amour de son Seigneur et Dieu, se retrouvant toute seule dans cette immensité islamique et dans la terre même de l'islam, dépourvue de tout soutien… Beaucoup auraient jeté l'éponge…
En juillet 2008, probablement vers la fin du mois, lors d'une discussion à caractère religieux qui avait lieu à la maison devant ses parents et ses frères, Fatima déclara que la vie de Jésus Christ était infiniment plus pure que celle de Mahomet… A ces mots un de ces frères, celui qui travaillait dans l'institution des Gardes de l'islam, fut rempli de colère. Il la reprit et l’intima de faire pénitence immédiatement du blasphème qu'elle venait de prononcer. Il accusa Internet qui était, selon lui, la cause de son dérapage. Mais Fatima ne se laissa pas intimider et lui répliqua : « Plaise à Dieu ! » (ce qui équivaut à : « Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit… »).
Juste après cette discussion, Fatima partit avec ses parents rendre visite à son oncle. A son retour, elle trouva sa chambre ouverte alors qu'elle l'avait fermée à clé et son ordinateur portable avait disparu. Il était entre les mains de son frère dont elle l’extirpa rapidement. Celui-ci prétexta l'avoir emprunté parce que le sien était en panne. Elle rentra dans sa chambre et écrivit le dernier message de sa vie, intitulé : Je suis dans un immense trouble.
Ci-joint le texte du message en question :
« Que la paix de notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ soit avec nous. Je suis dans un grand trouble, mes parents ont commencé à douter de moi, à la suite d'une discussion religieuse qui a eu lieu hier soir, avec ma mère et mes frères sur la religion. J'ai insulté l'islam sans m'en rendre compte, dans un état de colère, car je suis très gênée dans ce pays sans aucune liberté religieuse. 
En résumé, je leur ai dit que la vie de Jésus est de loin plus pure que celle de Mahomet et qu’il n'y avait aucune comparaison à faire entre eux. La discussion s'est enflammée au point que mon frère m’a dit : Repens-toi, autrement tu blasphèmes ! Je lui ai répondu : Plaise à Dieu !... Et il est devenu menaçant. J'ai reçu un fleuve d'insultes de mes deux frères. Ils accusent la toile du net qui est, selon eux, la cause de mon dérapage psychique et religieux...
Ensuite, nous sommes partis chez mon oncle et quand je suis rentrée à une heure du matin, j'ai trouvé ma chambre ouverte et mon ordinateur portable disparu. Après un quart d'heure de recherches je l'ai retrouvé entre les mains de mon frère... Il contenait des réflexions chrétiennes écrites de ma main et le signe de la croix... J’ai rédigé certaines de mes réflexions en vers.
Je lui ai demandé pourquoi il avait pris mon ordinateur. Il m’a répondu que le sien était en panne et qu'il était obligé de se connecter sur la toile. Il m'a toisée d'un regard menaçant. Alors je lui ai souri et après avoir repris mon ordinateur je suis rentrée dans ma chambre, où je suis encore enfermée jusqu’à maintenant.
Je présume qu'il a lu les réflexions chrétiennes et qu’il a vu le signe de  la croix car ils étaient  disposés sur le mode écran de l'ordinateur. Comment est-il entré dans ma chambre ? Comment a-t-il pu avoir la clé puisqu'elle était avec moi ?... J'ai peur, cela fait quatre heures que je suis  enfermée dans ma chambre. Son attitude ne m’inspire aucune confiance et ses regards m’effraient... Prie pour moi je t’en supplie... Si je m'absente un peu, ne t'en fais pas, le Seigneur est avec moi, il est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? Je vais m'éloigner un peu de la toile pour que personne ne se doute de quelque chose. »

Voici le dernier message de la sainte martyre. La suite, on l'a apprise des médias et d'un message Internet d’une amie de Fatima.

Le premier blog qui a parlé du martyre de Fatima fut celui  des "coptes libres" : « Un frère a tué sa sœur dans la région de Al-Charquiya après avoir découvert qu'elle s'était convertie au christianisme. Il l'a torturée en lui brûlant le visage et le dos (comme pour la purifier de la souillure de la conversion au Christ), ensuite il lui a tranché la langue et l'a battue jusqu'à ce que mort s'ensuive ».
Par la suite différents médias arabes ont relaté l'affaire sans toutefois s'y arrêter longuement. Les forums chrétiens dans lesquels elle avait l'habitude de discuter ont fermé plusieurs jours en signe de deuil. Mais l'information la plus importante a été publiée par une amie de la martyre, affligée au dernier degré par sa mort. Elle raconta que ses parents avaient été invités à la cérémonie des funérailles… Fatima a été enterrée dans un cimetière musulman… Ses parents ont fait circuler une fausse information : Fatima aurait été tuée en raison du déshonneur dont elle aurait couvert la famille en commettant un péché charnel. Or, dixit cette amie, Fatima était une jeune femme très pure, très bien éduquée et de qualités nobles, elle n'aurait jamais agi de la sorte.
Elle était belle, de longs cheveux noirs garnissaient son beau visage. Les gens des alentours savent très bien qu'elle a été tuée à cause de sa conversion au christianisme. Son autre frère travaillait à la police et de ce fait on connaissait les circonstances de sa mort. Le frère meurtrier est actuellement en prison et cette nouvelle a été occultée par le gouvernement qui ordinairement ne punit pas de tels actes.
« Je ne dors plus depuis son exécution il y a dix jours. Ah ! Comme je leur en veux. Moi-même, si j’avais su qu'elle s'était convertie au christianisme, je lui aurais offert une croix. Que Dieu lui fasse miséricorde, que Dieu lui fasse miséricorde, que Dieu lui fasse miséricorde... ».
Le message de cette amie est daté du 03 août 2008, ce qui fixe la date du martyre de Fatima Sarah au 26 juillet.
Nous reproduisons ici les dernières paroles et le dernier poème que la néomartyre écrivit à l'intention des musulmans :

« Ô musulmans, cela suffit, vos glaives ne m’importent point, ni votre méchanceté ni votre déshonneur,
Vos menaces ne me troublent pas et nous n’avons pas peur,
Par Dieu, je suis en vérité chrétienne et je demeurerai chrétienne jusqu’à la mort. »

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« Ô mon œil, pleure sur le temps passé d’une triste vie

Que le Seigneur Jésus vous éclaire, ô musulmans

Qu’Il illumine vos cœurs afin que vous puissiez aimer les autres

C’est pour vous montrer la vérité et c’est pour vous qu’elle a été révélée

C’est la vérité que vous ne connaissez pas

Et ce que l’on dit est du Maître des prophètes (Jésus Christ)

Nous n’adorons pas la Croix et nous ne sommes pas des insensés

Nous adorons le Seigneur Jésus, la lumière des mondes

Mahomet, nous l’avons quitté et nous ne suivons pas ses pas

Nous suivons Jésus Christ la Vérité révélée

Franchement nous aimons notre pays et nous ne sommes pas des traîtres (un Saoudien qui se convertit au christianisme est considéré comme un traître)

Nous sommes fiers d’être des citoyens saoudiens

Comment pourrions-nous trahir notre patrie et nos chers parents ?

Comment pourrait-il en être autrement alors que nous sommes prêts à mourir pour l’Arabie Saoudite ?

Le pays de mes aïeux, ma gloire, pour lequel nous écrivons des poésies

Nous disons, nous sommes fiers, fiers, fiers d’être Saoudiens

Nous avons choisi notre voie, celle de ceux qui ont été guidés à la vérité

Tout homme est libre de choisir sa religion

Cela suffit, laissez-nous tranquilles et croire en Jésus

Laissez-nous nous réjouir de notre vie avant l’heure du départ

Mes larmes coulent sur mes joues et mon cœur est triste sur l’état des convertis

Comme vous êtes durs. Le Seigneur dit bienheureux les persécutés

Pour le Christ nous supporterons tout. »